Terrebonne : les candidats à la partielle veulent croire au tramway, mais…
Si les principaux candidats à l'élection complémentaire dans Terrebonne se réjouissent à l'idée que le Projet structurant de l'est (PSE) se rende jusqu'à eux, tous s'entendent également pour dire qu'il ne réglera pas les problèmes de mobilité qui plombent le quotidien des résidents de cette circonscription de la Rive-Nord. Comme prévu, les questions relatives aux transports ont occupé une place importante, lundi, lors du dîner-conférence organisé par la Chambre de commerce et d'industrie Les Moulins (CCMI), qui avait organisé l'événement pour permettre aux aspirants députés de se présenter, sans pour autant échanger directement entre eux. Le « débat », qui avait lieu au club de golf Le Mirage, aura notamment permis aux candidats de se prononcer sur le PSE, aussi appelé le « tramway de l'Est », un projet que le gouvernement de François Legault a confié à Mobilité Infra Québec, la société d'État mise sur pied par la ministre Geneviève Guilbault. Tous se sont montrés sceptiques quant à l'annonce de mercredi dernier, à commencer par la candidate du Parti québécois (PQ), Catherine Gentilcore. En effet, si le passé est garant de l'avenir, bien peu de projets se concrétiseront sous l'influence de la Coalition avenir Québec (CAQ), a-t-elle prédit, critique quant aux réalisations du parti de François Legault en matière de transport collectif depuis son arrivée au pouvoir en 2018. Évidemment que de nouvelles infrastructures sont essentielles. [...] Mais il ne faut pas se leurrer : les impacts concrets de ce projet-là vont commencer à se faire voir dans 10 ans. Et c'est maintenant que les gens de Terrebonne ont besoin d'amélioration du transport en commun. À l'inverse, le candidat caquiste, Alex Gagné, a fait valoir que l'implication de Mobilité Infra Québec, dont ce sera le premier projet, constitue En 2018, La représentante du Parti libéral du Québec (PLQ), Virginie Bouchard, s'est pour sa part réjouie qu'une fois construit, le tramway de l'Est reliera Montréal au futur quartier universitaire de Terrebonne, dans le secteur de Lachenaie. Les premiers étudiants, toutefois, arriveront en 2027 ou en 2028, soit bien avant la mise en service du PSE, prévue pour 2035, a-t-elle souligné. Le tramway arrivera donc Le tracé projeté du tramway de l'Est Photo : ARTM La candidate de Québec solidaire (QS), Nadia Poirier, a quant à elle profité de l'échange pour faire sienne la proposition de l'alliance Transit, qui demande au gouvernement de consacrer au transport collectif 50 % du budget alloué à toutes les infrastructures de transport. La moitié de cette enveloppe Le transport est un enjeu qui ne date pas d'hier sur la Rive-Nord. Les bouchons de circulation y sont de plus en plus fréquents, notamment dans l'axe est-ouest, en raison de l'explosion démographique à laquelle on assiste dans les Laurentides, dans Lanaudière et à Laval. En outre, les infrastructures de transport en commun y sont pratiquement inexistantes. À moins d'habiter non loin des trois stations de métro de Laval, les résidents à la recherche de solutions de rechange à la voiture doivent nécessairement se rabattre sur l'autobus. Il existe bien trois lignes de train de banlieue, mais l'une d'elles, qui relie Deux-Montagnes à la gare Centrale, est à l'arrêt depuis des années en raison des travaux du REM, alors que le train de l'Est – qui, pour la même raison, ne passe plus sous le mont Royal – a été détourné vers la station de métro Sauvé, dans le nord de la ville. Pour convaincre le gouvernement Legault d'en faire plus pour le transport en commun sur la Rive-Nord, les maires de la région ont multiplié les initiatives médiatiques, l'automne dernier, réclamant entre autres le retrait de certaines des responsabilités dévolues à l'ARTM, mais en vain. Depuis, la ministre Guilbault a tout au plus débloqué 25 millions de dollars pour financer des projets pilotes en collaboration avec le secteur privé pour desservir les couronnes nord et sud de la région métropolitaine. L'élection complémentaire dans Terrebonne aura lieu lundi prochain. Cette partielle a été déclenchée par François Legault le 11 février dernier dans le but de trouver un successeur au « superministre » Pierre Fitzgibbon, qui a annoncé sa démission en septembre. Ce dernier était député de Terrebonne depuis 2018. Outre les cinq formations politiques représentées à l'événement de lundi, Climat Québec, l'Union nationale, le Parti accès propriété et équité ainsi que le Parti culinaire du Québec présentent des candidats à l'élection, pour un total de neuf aspirants députés. Une victoire du PQ est jugée Avant l'élection de Pierre Fitzgibbon, Terrebonne avait élu des députés péquistes sans interruption de 1976 à 2018, à l'exception d'une courte parenthèse adéquiste, en 2007-2008. Le « superministre » québécois Pierre Fitzgibbon a quitté la vie politique l'automne dernier, affirmant qu'il n'était plus assez motivé pour rester en poste jusqu’aux prochaines élections, en 2026. Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot Le « débat » de lundi était animé par le PDG de la CCMI, Pierre Berthiaume. L'événement, sans faire salle comble, a attiré de nombreuses personnalités politiques, dont plusieurs députés caquistes (Chantal Rouleau, Lucie Lecours, Mathieu Lemay) et libéraux (Marc Tanguay, Virginie Dufour) venus encourager leurs candidats respectifs. François Legault s'est également rendu lundi à Terrebonne, où il a visité une usine de structures d’acier menacée par les tarifs douaniers que souhaite imposer l'administration américaine au Canada. Le premier ministre s'est ensuite rendu auprès d'Alex Gagné et des militants de la CAQ pour faire l'éloge de son candidat devant les caméras. Le bilan de la CAQ en sept ans en transport en commun, c'est zéro, tant au Québec qu'à Terrebonne
, a lancé la candidate péquiste, comparant l'annonce de la semaine dernière à un lapin sorti de son chapeau
deux semaines avant une élection cruciale
.une méchante bonne nouvelle
qui changera durablement le visage de la Rive-Nord.on partait de rien, c'était une page blanche
, a souligné cet ancien attaché politique de Lise Lavallée, à l'époque députée de Repentigny. Donc, on ne peut pas réfléchir à un projet qui va avoir des impacts sur 25, 50 ans en pensant qu'en 2 ans, on va développer quelque chose qui peut se faire à court terme.
trop tard pour eux
, a déploré Mme Bouchard.
J'ai hâte de voir
, a déclaré de son côté le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ), Ange-Claude Bigilimana.Ils ne sont même pas capables de s'occuper de ce qui existe déjà, et on veut déjà injecter l'argent dans le nouveau
, a-t-il laissé tomber, en référence au train de l'Est, considéré comme largement inefficace depuis qu'il ne se rend plus au centre-ville de Montréal.qui sert habituellement à faire des autoroutes, à agrandir des autoroutes et à réparer des autoroutes
devrait, selon elle, être investie dans des autobus, des trajets d'autobus, la fréquence et la communication entre différents réseaux de transport en commun
.Si proche et si loin en même temps
Legault de passage
probable
par le site de projections de sondage Qc125. Certains médias évoquent néanmoins une lutte à deux entre Catherine Gentilcore et Alex Gagné, dont la candidature a été annoncée officiellement au moment du déclenchement de la campagne.
Ce n'est pas le temps de faire un référendum
, a-t-il lancé, en référence à la promesse péquiste de tenir une consultation sur l'indépendance du Québec en cas de victoire, en 2026.
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